Conférence sur les perspectives du marché de l'habitation de la SCHL : les propriétaires d'immeubles locatifs résidentiels en péril!

Conférence sur les perspectives du marché de l'habitation de la SCHL : les propriétaires d'immeubles locatifs résidentiels en péril!

Sherbrooke, le 26 novembre 2014--- Le Regroupement des Propriétaires d'Habitations Locatives (RPHL) est plus que jamais inquiet de la tournure que prend le marché locatif de l'habitation.

Les propriétaires sentent la valeur de leur investissement menacée, les taux de vacances demeurent très élevés allant jusqu'à 6.5%. "
Au RPHL, nous trouvons cette situation dangereuse lorsque combinée avec les faibles hausses de loyers qui viennent compromettre la rentabilité", selon Martin Messier, Président du RPHL.

Également, on prédit que le marché sera favorable aux acheteurs, ainsi, des vendeurs ou promoteurs pourraient décider de reporter la vente et plutôt mettre en location entre-temps : le ralentissement dans le domaine du condo incite les entrepreneurs à faire du locatif traditionnel, ce qui augmente l'offre, alors que des locataires profitent du marché pour acquérir des maisons et mettre fin à leur location.

De plus, on prévoit une croissance dans la demande de résidences spécialisées pour les personnes âgées dans les prochaines années. Bien que favorable au marché locatif spécialisé dans ce domaine, le marché privé traditionnel risque de souffrir de cette situation.

Avec ces chiffres, ont craint réellement la perte d intérêt de devenir propriétaire : la relève s'en désintéresse étant donné la précarité du marché actuel. Vu l'âge avancé des constructions, les investissements en rénovation dépassent parfois la rentabilité de l'immeuble: le gouvernement ne cesse de mettre des bâtons dans les roues des propriétaires privés en construisant des logements sociaux à grands coûts et en confinant les propriétaires à des augmentations de loyer absurdes.

Nul besoin de mentionner que
le RPHL est d'avis qu'on n'a pas besoin de nouveau logements sociaux à grands coûts pour faire compétition au marché privé. Le RPHL, en partenariat avec l'APQ, a obtenu par le biais de l'accès à l'information, des données sur les coûts de remplacement, amélioration et modernisation du parc immobilier HLM. Ainsi, pour les quelques 73 000 unités de logement social réalisées entre 1960 et 1990 seulement, il en coûte, pour les remplacements, améliorations et modernisations seulement, plus de 300 millions de dollars par année! La SHQ prévoyait encore des besoins de l'ordre de 1,7 milliards de dollars entre 2013 et 2017.

« Cette situation est ridicule, car si l'aide gouvernementale se faisait directement à la personne, toutes ces sommes pourraient servir à aider plus de gens dans le besoin, qui habiteraient dans des logements privés. Il faut que nos logements soient loués, pour qu'on ait les fonds nécessaires, nous aussi, à l'entretien de notre parc locatif ! Il en va du bien-être de notre économie, de nos locataires et des investisseurs! C'est une solution gagnant-gagnant! » conclut Martin Messier.

 

 

26 novembre 2014
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