Le nombre de mises en chantier désaisonnalisées et annualisées
a reculé au Québec en février, contrastant avec la hausse
constatée au Canada.
La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a
indiqué mardi que les mises en chantier ont diminué de 7,1% dans la
province pour atteindre 37 900, comparativement à 40 800 en janvier.
Au Canada, le nombre a progressé de 6,6% pour se situer à 181
900.
Les économistes prévoyaient quelque 173 500 mises en chantier au
pays.
«L'accélération du rythme des mises en chantier d'habitations
en février s'explique par les hausses survenues en Ontario et dans
les Prairies», a déclaré Bob Dugan, économiste en chef au Centre
d'analyse de marché de la SCHL. «L'essentiel de cette augmentation
s'est fait sentir du côté des logements collectifs. Dans ce
segment, l'activité s'est accrue par rapport au mois précédent en
Saskatchewan et à Toronto. »
Données
réelles pour décembre
Au Québec, en données réelles et pour le seul mois de février,
les fondations de 1746 habitations ont été coulées dans les
centres comptant plus de 10 000 habitants, ce qui représente un
recul de 11% sur février 2010.
«Il s'agit d'une deuxième diminution consécutive de la
construction résidentielle au Québec. Elle provient principalement
des logements collectifs, segment où le ralentissement devrait se
poursuivre au cours de l'année 2011», a commenté Kevin Hughes,
économiste principal à la SCHL pour le Québec.
Les mises en chantier de maisons individuelles ont diminué de 8%
pour se situer à 460. La majorité des régions métropolitaines de
recensement ont accusé des pertes, dont Montréal avec un recul de
4%, à 284 maisons.
Le segment des logements collectifs, qui comprend les maisons
jumelées et en rangée et les appartements, a aussi enregistré une
baisse, soit de 12%. La SCHL a constaté 1286 mises en chantier dans
ce secteur en février dernier, comparativement à 1465 une année
plus tôt.
Une analyse plus approfondie des données indique que les mises en
chantier de copropriétés ont diminué de façon appréciable. Dans
les centres de 50 000 habitants et plus, elles sont passées de 478
en février 2010 à 349 en février dernier, pour une baisse de 27%.